Communiquer autrement sur la réduction des déchets

Communiquer autrement sur la réduction des déchets

By 10 June 2015 Actualités No Comments

Communiquer sur la réduction de déchets comme une façon de « vivre plus ». Loin d’adopter un ton moralisateur, Bea Johnson,  ambassadrice  du Zéro Déchet, a choisi la passion, la positivité et l’humour. Et cela fonctionne puisque elle a réussi à créer une communauté dynamique, engagée et croissante.

Nous avons eu la chance de l’interviewer. Voici quelques extraits de son témoignage, publié intégralement sur notre hub Sircome.fr.

Les motivations que vous mettez en avant pour ne plus produire de déchets méritent d’être soulignées. On est loin des discours « traditionnels » sur l’environnement et vous mettez plutôt en avant le gain de temps, l’économie d’argent, et plus généralement la simplicité volontaire. Pourquoi ce choix de communication ?

Beaucoup s’imaginent que notre motivation n’est qu’environnementale. Il est vrai que nous avons démarré ce mode de vie pour l’aspect environnemental mais aujourd’hui il va bien au-delà, car ce sont ses bienfaits (meilleure santé, gain de temps et économies d’argent) qui nous motivent et qui sont les raisons pour lesquelles on ne s’imaginerait jamais revenir en arrière. Ce que je préfère souligner avant tout lors de mes conférences, c’est que ce mode de vie permet de « vivre plus », car le gain de temps fait place à ce qui est important : notre famille, nos amis et une vie riche en expériences. Avoir moins pour faire plus ! Et finalement, cela conduit à ne pas produire de déchets.

Mon « choix de communication » n’est autre que présenter notre mode de vie tel qu’il est. Je ne suis pas là pour dire à qui que ce soit comment vivre sa vie. Il revient à chacun de vivre comme bon lui semble. Tout ce que je peux offrir, c’est notre expérience et des exemples pratiques et concrets, et c’est ce que je fais.

Votre témoignage vous permet-il de toucher un autre public qu’avec un discours sur l’écologie ?

Nous avons pu contrer toutes sortes d’idées reçues grâce à la médiatisation de notre mode de vie. Mais la façon dont nous nous présentons a aussi permis d’inspirer des individus, de les pousser à se lancer pour des raisons autres que l’écologie. « Présenté comme tu le fais, ça donne envie » m’a-t-on dit.

Lorsque l’on m’invite pour intervenir à une conférence, on s’imagine que je vais montrer des images de déchets sauvages, de décharges débordantes, etc. Un collégien m’a dit hier qu’il s’attendait à ce que j’arrive déguisée avec des sacs plastiques : il a été plaisamment surpris de me voir arriver maquillée et sur talons hauts. Je ne suis pas une « écolo » et ne me le dîtes surtout pas. Je ne le supporte pas être désignée comme écolo. D’une part, en France, cela a une dimension politique et fait référence à des partis politiques. Ce qui n’est pas le cas aux États-Unis. D’autre part, ma famille et moi avons une empreinte carbone. Si nous étions des écolos, cela ne devrait pas être le cas.

À votre avis, quel est le ou les points forts de votre communication ? Avez-vous été conseillée au niveau de votre stratégie de communication ?

Non, je n’ai pas été conseillée (sourire).

D’après les retours, ce qui est apprécié dans ma conférence est que je parle avec le cœur, en toute sincérité et honnêteté – je n’ai rien à cacher ! – avec passion, positivité, et humour. Mais surtout, je donne un exemple concret et applicable chez soi : nul n’en part inchangé !

Vous êtes très active sur les réseaux sociaux où vous gardez un ton très proche en nous faisant part notamment de vos astuces du quotidien.  Quel est le rôle des medias sociaux dans vos activités de diffusion ? Comment choisissez-vous les informations que vous transmettez sur les différents médias ?

Les réseaux sociaux ne sont pas mon activité favorite. Mais j’estime qu’ils sont importants pour diffuser des idées, des événements et des initiatives. Par exemple, je partage souvent des études de marchés (sous forme de questionnaires) pour des entrepreneurs qui se sont inspirés de mon livre pour ouvrir un magasin de vrac. Je tiens bien-sûr à les soutenir comme je le peux. La forte participation qu’ils reçoivent les surprend toujours. La communauté Zéro Déchet que j’y ai créée est communicative, active et toujours croissante !

À votre avis, comment faudrait-il s’y prendre pour sensibiliser certains profils peut-être plus réfractaires au discours sur la prévention des déchets ? Et quels conseils donneriez-vous pour rendre ce sujet « fashionable » ?

…. À lire l’interview complète sur Sircome.fr

Pour savoir plus sur la communication engageante et  prévention des déchets lire l’entretien à Mickael Dupré : ” RSE : le nudge au service du changement de comportements”  

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